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La cité du bonheur

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La cité du bonheur

Message par flsh agadir le Ven 13 Fév - 1:15

A chaque fois qu’il se livre à elle il en regrette, sa pensée qui le bouscule. Il ne s’y livre pas de son gré, il aimerait bien si sa tête était dépourvue de pensées, le va et vient entre son cerveau et son âme le détruisent, pourtant il envisage des heureux présages pour qu’il puisse avoir de la tranquillité qui ne dure pas longtemps. Elle le conduit selon sa volonté, jamais entendu un home enfermé par sa pensée, vous l’entendez aujourd’hui. Il lui semble parfois qu’il déconne, il voulait toujours être le meilleur sans discussion, l’homme presque idéal pour autrui mais il se demandait souvent quel chemin lui sera utile, personne ne peut être prépondérant, si je bosse et, tu bosse nous auront évidemment le même résultat, donc comment faire pour se distinguer d’autrui ? Il s’agit de faire une exception.
 On est décembre 2010, dans un pays perturbé par les préoccupations  du printemps arabe, en une période de traumatismes, un peu avant l’année qui suive laquelle étant l’année de la nouvelle constitution marocaine, en l’ère du roi Mohammed 6. Ahmad jeune homme ambitieux encore fournit de ses parents, se cachant souvent tout en haut de la maison en faisant de la solitude, son seul mais cher compagnon. Les yeux toujours fixés sur le petit écran de télévision en attendant de bonnes nouvelles à propos du vivre : prétendant avoir une baisse dans les prix, le sucre et l’huile notamment car on leur donnait une grande importance ; l’affluence du pain, de l’huile et du thé est le symbole d’une famille cohérente et généreuse à l’époque au sud marocain, comme le déclarait toujours ma grand-mère que Dieu ait pitié de son âme.
 D’Ahmad, existait beaucoup, jeunes gens qui se cherchent une place pour s’intégrer au cœur d’une société saugrenue, que le contraste revêt une place très importante là où on commet plein d’erreurs impardonnables et on critique ceux qui les commettent. Ahmad partageait avec ces gens des contes assez minables, vu leur situation matérielle ils sont assez libre pour veiller la nuit et dormir toute la journée ; car c’était dur de voir le matin des matricules variées de couleurs, jaune pour les français, rose au blanc pour les belges et orange des espagnols. Ce sont les automobiles des immigrés d ’Europe, qui a souvent été « l’eldorado »  aux yeux des Nord-Africains riches et pauvres. Des immigrés qui apportent tout : l’argent la marchandise, les motos à quatre roues, mais surtout la culture européenne, la politesse des belges et la ponctualité des français. Excepté l’avarice de ces derniers et le racisme des premiers tout allait bien dans l’autre rive.
Quitter la patrie et s’échapper, était surement le rêve d’une jeunesse déboussolée, dédoublée ayant de l’ambition mais très déçue, pas tant par son équipe nationale de football impuissante mais pour n’avoir eu l’opportunité de garantir leur sombre avenir. Ahmad quant à lui il ne cessait pas à suivre les discours qu’ils l’ennuient, des politiciens que sont sa famille, les amies et le facteur, le tailleur et les analphabètes aussi parce qu’au Maroc on ne peut distinguer le politicien du philosophe, tout le monde est polyvalent ! Ahmad a été toujours optimiste malgré les tentatives de son voisin fidèle, pour lui révéler la dureté de la vie en Afrique, tandis que son second ami Jamal partageait toujours ses opinions cependant il ne le lui avoue pas. Malgré tout, les trois avaient des communions en faveur du bien de leur pays. Ahmad était un gars naïf et généreux par naissance, très aimable par les vieilles femmes grâce à sa gentillesse et parce qu’il a été soumis à leurs services dès son enfance qu’il le regrette maintenant. On vivait tous ensemble dans la cité essaada, ou plutôt la cité du bonheur. C’était un long boulevard constituant de grands immeubles à l’ancienne, ayant pris « le bonheur » du célèbre bain essaada se trouvant là bas que les gens y sont toujours à l’aise. La cité était très connue par les chauffeurs de Taxi, il suffit juste de leur demander de vous y emmener. Le Taxi rouge marocain ouadnounais, avait un concurrent très exigé «elhonda » une petite camionnette sert à porter les marchandises, les gens et tout ce que vous voulez. Ces camionnettes avaient des décorations qui révèlent bel et bien la passion de leurs conducteurs envers le football, le chant et l’art plastique la preuve était les drapeaux de meilleures équipes telles que Barcelone, Madrid et le Raja. Ces drapeaux illustraient l’extérieur des véhicules avec de beaux paysages dessinés bellement. Et n’oublions pas les autocollants des artistes du rai comme Bilal et Khaled qui sont des stars au Nord d’Afrique à l’époque, grâce à leurs voix et leur sincérité en abordant des sujets chers aux jeunes. Ahmad était toujours content parce qu’il avait des voisins merveilleux : en face, habitaient des arabes généreux n’hésitent pas à inviter sa famille dans leurs rassemblements autour du thé dans n’importe quel moment, lesquels leur porte était toujours ouverte à l’égard des passagers. On leur demandait toujours des tomates, du vinaigre et parfois on en se prête de l’argent. De l’autre coté, des amazighs courtois et gentils, chaque fois qu’ils préparent leurs plats délicieux ils les partagent avec les voisins. Généralement tout allait bien avec  tout le monde sauf celles qui sont toujours assises sur des petites chaises devant leurs maisons, en l’absence des époux que quelques uns d’entre eux n’ont jamais eu le courage d’ordonner leurs épouses de ne pas s’assoir devant les entrées des maisons pour ne pas gêner les passagers. L’écoulement de la drogue a rendu la cité destination des chercheurs du plaisir des pétards, et d’au de vie que la majorité des consommateurs sont mineurs abandonnant l’école pour se livrer aux envies de l’adolescence grave risquée et non charitable. On parlait souvent de la cité du bonheur parce qu’il y avait de quoi parler : des histoires de filles insoumises, des exploits de bagarres, les uns partent en Europe les autres meurent, des jeunes qui ne jeunent pas au Ramadan, les adultères et pire que ça. On apercevait des tables rondes dans chaque coin de la cité, où on entendait des histoires et des merveilles.
Ahmad prend pour lui un coin lui permettant de tromper la monotonie, et d’être au courant de tout ce qu’il se passait. Toutefois qu’il soit fixé dans son coin sur lequel  a écrit les premières lettres  de son prénom, il attendait impatiemment qu’elle passe, pour la contempler ; espérant lui accorder l’attention. Il avait une certaine ambivalence de sentiments ; n’est pas convaincu de lui parler  ou n’a pas l’audace suffisante, en crainte des moqueries de ses deux amies fidèles. En écoutant les paroles motivantes de Cheb Bilal, le plus apprécié par la jeunesse de la cité, il pense à elle qui n’est pas encore passée ;  la jeune blonde aux yeux bleus, mais Ahmad a été toujours reproché par ses intimes de l’avoir choisis, tout simplement parce qu’elle ne plait pas à son voisin qu’aucune chose ne lui a jamais plu, et parce que la blonde était très maigre. La femme svelte n’était pas appréciée...

à suivre. ZAKARYA

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